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Claude, vétérinaire sans frontières
Oiseaux de proie
(Mini-quizz)
Aussi liens vers des extraits des romans
Rainbow Beach, Australie, 25 mars 2010
Louise Simard
   romancière
CARNET DE VOYAGE
J’ai trouvé un morceau du paradis, tombé sur terre par mégarde.
L’endroit s’appelle Rainbow Beach, et quiconque y met le pied un jour rêvera pendant plusieurs éternités d’y retourner.
C’était au mois de mars, à l’aube de l’automne austral. Le ciel était joyeux, aussi bleu que la mer était verte, aussi vaste que la plage dorée qui s’étirait sur des kilomètres. La marée qui venait tout juste de se retirer songeait déjà à remonter, et les vagues piaffaient d’impatience, roulant leur écume blanche dans un désordre ordonné.
Sous les pneus de Crystal, notre jeep, les minuscules méduses venues mourir sur la plage éclataient en une pétarade de jour de fête. Au-dessus de nous, de magnifiques pygargues australiens, ces maîtres de la côte, jouaient avec le vent sans jamais partir à la dérive. Préférant les zones plus calmes, des milans siffleurs survolaient les dunes.
Il y avait le ciel et la mer, le phare, gardien du souvenir, les oiseaux et les papillons, les goannas, les coquillages déposés en offrande sur la plage, et les moules enfouies dans le sable, en attente de la marée qui les emporterait de nouveau dans les profondeurs de l’océan.
  
Toutes ces merveilles nous étaient présentées dans un décor de falaises rougeoyantes, où le soleil jetait des arabesques d’ocre et de feu.
Rainbow Beach.
La plage arc-en-ciel, où, depuis des siècles, les couleurs se déploient sur tout ce qui vit, dans l’émerveillement des hommes.
L’île aux deux visages. Tantôt impétueuse, tantôt pleine de tendresse, ses bras s’ouvrant tout grand pour accueillir les amants venus célébrer sa beauté.
Je n’y retournerai sans doute jamais, mais j’en rêverai jusqu’à la fin de mes nuits.