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Claude, vétérinaire sans frontières
Oiseaux de proie
(Mini-quizz)
Aussi liens vers des extraits des romans
Au pays des Kiwis, Nouvelle-Zélande, février 2011
Louise Simard
   romancière
CARNET DE VOYAGE
Au moment où je m’apprêtais à prendre l’avion pour la Nouvelle-Zélande, un malheur frappait ce petit pays du bout du monde. Un tremblement de terre venait de détruire le cœur de Christchurch, une ville de l’Île du Sud dont plusieurs m’avaient vanté la beauté. Je n’étais pas encore partie, et déjà je savais qu’il me manquerait une part importante de ce pays amputé et en deuil. Pendant mon séjour là-bas, j’ai souvent pensé aux victimes de ce séisme, disparues sous les décombres.

Malgré tout, la tristesse et le désarroi n’ont pu avoir raison de ce pays de mer et de montagnes, cette terre unique, où personne ne se surprendrait outre mesure de rencontrer Bilbo le Hobbit en chair et en os. Ces montagnes aux allures énigmatiques ne peuvent en effet abriter que des êtres étranges. Des chemins étroits et sinueux les abordent maladroitement, s’immisçant dans le mystère sans jamais le percer. Toujours, elles dominent, impénétrables, immuables. Surgies de terre depuis la nuit des temps, elles ont façonné le pays, qui s’est érigé tant bien que mal autour d’elles. Volcans, geysers, falaises, tout semble jaillir du sol et vouloir s’élever vers le ciel. Même les simples collines, avec leur dos rond et chauve, et les piquets de clôture qui grimpent sur leur flanc, réussissent à en imposer. Des moutons y paissent en toute tranquillité, se reposant à tour de rôle sur les sentiers tracés en spirale.

Car les moutons, évidemment, sont partout.

  
Plus difficile cependant de trouver certains oiseaux, comme les wekas ou les kiwis. Ces créatures à plumes, qui descendent des dinosaures, ont ceci de particulier qu’elles ne peuvent pas voler. Heureusement, les gens de Nouvelle-Zélande ont à cœur la conservation de ces espèces que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde et, le plus souvent, ces oiseaux vulnérables vivent sur des îles, dont les prédateurs ont été soigneusement extirpés.
Des efforts sont également déployés pour protéger le tuatara, dernier représentant d’un ordre de reptiles dont l’existence remonte à deux cent vingt millions d’années. Ce petit animal peut vivre cent ans. Impressionnant ! Moins cependant que cet arbre de deux mille ans, dont le tronc, immense, servait autrefois à accueillir les morts d’une tribu maori. La culture des premiers habitants de l’île est d’ailleurs omniprésente, tant dans les noms des villes que dans le rôle de plus en plus important que jouent ses représentants.
On les imagine aisément, en des temps plus anciens, en train de marcher sur les plages de sable noir bordées de côtes rocheuses. Dans une anse, des otaries se prélassent au soleil, tandis que des albatros planent dans le ciel. À la nuit tombée, les manchots pygmées quittent la mer pour aller nicher sur la plage, pendant qu’au loin les volcans apaisés veillent sur le pays des Kiwis.