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Aussi liens vers des extraits des romans
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Oiseaux de proie
Claude, vétérinaire sans frontières
Où sont allés les engoulevents

L'ÉTINCELLE

Un soir que je cherchais quelque chose d’intéressant à la télé, je suis tombée par hasard sur la fin d’un documentaire. On y voyait un tableau représentant des chevaux apeurés, les yeux hagards et les flancs pleins d’écume. Toute la harde semblait vouloir échapper à un immense danger.
Pendant ce temps, le narrateur racontait le triste dénouement de cette histoire dont je n’avais pas entendu le début. Il disait que les deux mille chevaux des Nez-Percés avaient tous été abattus par l’armée américaine. C’est ainsi que s’était terminé l’exode de cette tribu qui, pendant quatre mois et sur deux mille kilomètres, avait fui son ennemi.

J’ai voulu savoir pourquoi les soldats avaient massacré ces chevaux…

J’ai voulu savoir qui étaient ces Nez-Percés et pourquoi ils fuyaient…

Pour moi, l’aventure des Engoulevents venait de commencer.


L'HISTOIRE

NATHAN RIVERS, un jeune soldat de 27 ans, a grandi au Michigan dans sa famille adoptive. Il veut découvrir qui il est vraiment et d’où il vient, mais il ne dispose pour cela que d’un cahier usé et rempli de dessins, dont il ne connaît même pas l’origine. Sa quête le mènera dans la réserve de Colville, dans l’État de Washington. C’est auprès des Nez-Percés qui ont survécu à l’avidité des conquérants de l’Ouest américain qu’il cherchera les réponses à ses interrogations.

Une vieille dame, LA CONTEUSE, accepte de l’aider. Elle entraînera le jeune homme dans une histoire grandiose, personnelle et collective, où il retrouvera vite ses propres traces. Au fil du récit, Nathan découvrira que l’amour et le bonheur se bâtissent parfois sur de terribles secrets.


L'EXTRAIT

… j’aimais avec tellement d’intensité, que tout mon corps vibrait. L’enfant, son père, mon peuple, ma terre, les montagnes ogresses dressées au-dessus de l’horizon, les rivières torrentielles, les champs de camash à perte de vue… J’aimais tout cela avec une passion dévorante. J’étais amour, désir. J’étais la vie. Je portais le monde, tout mon monde, l’avenir et le passé. L’amour m’habitait avec tant de force que je n’arrivais pas à haïr, même si le désespoir et la colère rôdaient aux alentours. À tout moment, de nuit comme de jour, des escarmouches opposaient nos guerriers et des soldats. Ainsi pourchassés, nous n’avions guère le temps de cueillir des racines. Nos chasseurs, occupés à guerroyer, ne rapportaient plus que le nécessaire. La faim commençait à se faire sentir, de même que la fatigue, de plus en plus grande. Or, je persistais à croire que mon wyakin vaincrait les mauvais esprits. Bientôt, la raison l’emporterait sur la rancœur. L’armée se lasserait de poursuivre des ombres toujours en mouvement. Les Nimipus prendraient de nouveau la direction du soleil couchant, vers leurs montagnes. Ils traverseraient cols et rivières, jusqu’aux prairies des ancêtres, pour que les enfants naissent entre lac et forêt, sur la terre sacrée. Cette évidence me portait, aussi sûrement que l’amour. Si on m’avait accordé la parole, j’aurais pu, je crois, en convaincre les autres… (p. 58)

  
Louise Simard
   romancière
ROMANS
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