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Aussi liens vers des extraits des romans
(Mini-quizz)
Oiseaux de proie
Claude, vétérinaire sans frontières
Laure Conan
La romancière aux rubans
L’ÉTINCELLE

À l’école, j’avais de très bonnes notes en français. Cependant, mes exploits n’impressionnaient personne car, me répétait mon père, «nous avions une grande écrivaine dans la famille». Il était donc normal que j’aie hérité de ce talent.
Arrivée à l’université, j’ai voulu en savoir plus sur cette ancêtre. Il s’agissait de Félicité Angers dont le nom de plume était Laure Conan. J’ai découvert ses livres avec ravissement. Cent ans avant moi, elle avait écrit, elle aussi, des romans historiques. Mon père avait raison : Laure Conan était mon maître, mon mentor, et je me retrouvais aisément dans ses doutes et ses pudeurs.
J’ai donc écrit ce roman en respectant les beaux secrets de cette femme sauvage et sensible. Je l’ai voulu à l’image de Félicité, avec les tendresses et les révoltes de la mer, l’odeur envoûtante des fleurs, la discrétion et la splendeur d’un oiseau qui fend le ciel, vous séduit, puis disparaît sans que vous sachiez jamais d’où il venait et où il s’en est allé.


L’HISTOIRE

En convalescence à La Malbaie, la jeune Lys-Aimée est très intriguée par sa tante Félicité, une femme austère, tranchante, avec une voix désagréable. Au fil des jours, elle apprendra toutefois à mieux connaître cette grande romancière qui a aussi été une grande amoureuse. Elle découvrira une âme sensible, capable d’exprimer dans ses romans les grands remous de la passion. Et c’est dans les mots de sa tante que la jeune fille trouvera la force nécessaire pour surmonter son premier chagrin d’amour…


L’EXTRAIT

Elle prit sa vieille plume noire, un cadeau de son père qui ne la quittait jamais. Elle ne voulait pas écrire pourtant, seulement penser, rêver un peu, et de tenir sa plume à la main lui ouvrait, croyait-elle, toutes les possibilités. Les mots étaient là, inscrits dans l’encre, disponibles pour qui voulait les saisir. Ils attendaient d’être révélés. Elle n’avait pas besoin d’écrire maintenant, les mots savaient patienter, s’engraissant à même le simple désir, se bonifiant à même l’attente et la réflexion.
Derrière la porte close, elle entendit un grattement mais n’y fit pas attention. Des fantômes avec lesquels elle s’entendait à merveille circulaient depuis toujours dans la vieille maison. Les murs et les planchers craquaient conne s’ils avaient voulu parler. Rien d’inquiétant. Elle pouvait retourner à sa rêverie en toute quiétude.
Louise Simard
   romancière
ROMANS
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